Stephane

Originaire de Bordeaux, j’ai toujours été dans l’accompagnement, mais celui-ci a pris des formes différentes au cours des années.

Je suis issu d’une famille modeste avec une mère femme de ménage et un père carrossier.

Je tiens vraiment à les remercier d’avoir fait tout ce qu’ils pouvaient pour nous aider, ma sœur et moi à avancer dans la vie et à nous laisser libre de nos orientations professionnelles.

Ca n’a pas toujours été facile pour eux, nous avons eu de gros moments de galères avec des pertes d’emplois pas toujours faciles à surmonter.

Place la Bourse in Bordeaux, France

Pour ma part, je n’ai pas choisi la simplicité, je voulais vivre une situation différente, sans galère, mais cela ne s’est pas passé comme je voulais.

J’ai donc décidé de faire des études. Le parcours a été chaotique et sinueux mais je suis arrivé à mes fins.

Je n’ai pas suivi la voie royale, j’ai fait comme on dit aujourd’hui un parcours atypique.

Après un bac F1 en spécialité mécanique, j’ai poursuivi par un BTS en conception des produits industriels.

Comme je voulais aller encore plus loin, j’ai réussi à rentrer dans une prépa qui m’a permis d’intégrer une des première écoles d’ingénieurs en alternance : l’Ecole Catholique des Arts et Métiers, en complément de l’Institut des Ingénieurs Industriels à Lyon. Durant cette période, j’ai pu bénéficier des bourses pour financer mes études.

Fort d’un diplôme de niveau 1 et après un service militaire, lui aussi bien particulier, j’ai intégré une grande entreprise et c’est là que j’ai commencé mon premier accompagnement.

J’ai donc commencé directement par accompagner une équipe d’opérateurs de production dans le monde industriel chez Philips Eclairage grand public.

J’étais manager d’une équipe de 76 personnes dans l’assemblage de téléphones mobiles et ensuite j’ai pris la responsabilité d’un atelier de production de nuit d’assemblage d’écrans plats, comprenant 300 personnes.

J’ai donc vécu de nombreuses situations managériales pas toujours simples. Heureusement, j’ai également eu des formations pour m’aider à gérer ces situations, qui cependant, ne répondent pas à tous les cas.

Cette entreprise a mis en place 2 plans de sauvegarde des emplois. D’abord, au Mans où l’entreprise a fini par fermer puis à Dreux qui a subi le même sort 2 ans plus tard.

Comme je faisais partie du personnel encadrant, j’ai été victime d’une séquestration avec mes collègues cadres de l’entreprise. Ca n’a pas duré très longtemps mais j’ai touché de très près la détresse des personnes qui perdaient leur emploi.

J’ai donc décidé de quitter le monde industriel pour intégrer un autre grand groupe.

autoroute

Il s’agissait de Vinci Autoroute et plus particulièrement Cofiroute qui venait juste d’être racheté par Vinci.
J’avais été recruté pour mettre en place des méthodes de productivité et de gain financier.
Je suis donc devenu le responsable administratif, financier et technique du secteur Anjou Atlantique, pour gérer l’aspect technique d’une partie des autoroutes A11 et A85.

J’avais la mission d’accompagner le personnel administratif et les agents techniques dans leurs tâches quotidiennes : organisation, gestion des conflits,des accidents ou des événements météos, tout en réduisant les charges.

Tout était bon pour trouver des sources d’économies.

Au cours de ces 8 ans dans l’entreprise, j’ai pris la responsabilité du centre d’Ancenis (la barrière de l’autoroute A11 en direction de Nantes) qui était composé de 160 personnes.

J’ai beaucoup apprécié de travailler dans cette entreprise, j’y ai appris de nombreuses techniques en matières de gestion d’autoroute et surtout en entretien du patrimoine.

Un sujet moins agréable mais très enrichissant personnellement, c’était la gestion des crises, cela pouvait être de graves accidents ou des situations météorologiques compliquées. Je devais soutenir et encourager le personnel à faire leur métier de la meilleure façon possible.
Cependant, comme dans toutes les entreprises, une fois que l’on a diminué les charges, il faut trouver des solutions pour diminuer le coût de masse salariale car en France, celle-ci est considérée comme trop coûteuse.
Cet aspect a été géré d’une façon acceptable en tenant compte de la pyramide des âges et en aidant des personnes à se positionner sur d’autres solutions.

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Après 14 ans de management et d’accompagnement d’équipes et d’individus, j’ai décidé de prendre ma vie en main.

J’ai quitté Vinci Autoroute pour devenir entrepreneur.

C’est donc en 2012 que je me suis lancé sans savoir vraiment où je mettais les pieds et sans grande avance financière.

A cette époque, je n’avais qu’un seul objectif, aider les entreprises à taille humaine (moins de 50 salariés) à mieux s’organiser et à mieux gérer leur activité.

Je voulais mettre en application ce que j’avais appris et surtout éviter qu’elles se retrouvent dans des situations où elles devaient se séparer de leur personnel.

C’est alors que j’ai suivi une formation de Coach professionnel et personnel, chez Linkup Coaching.

Mais le démarrage n’a vraiment pas été simple, le résultat n’était pas là, mes revenus étaient presque inexistants et j’avais un gros problème commercial pour trouver des clients.

Je paniquais, dans les entretiens de prospection que je réussissais à décrocher, ça se sentait, donc personne ne signait.

Cette situation était d’autant plus critique, que j’avais investi auparavant dans l’immobilier et que les charges étaient devenus insurmontables.

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Tout ce que j’engageais se terminait par un échec : plus d’argent, le moral dans les chaussettes, l’esprit continuellement négatif.

J’étais dans une spirale négative infernale qui ne finissait pas de descendre.

J’ai même essayé de retrouver un emploi salarié en me rattachant à un projet sans avenir qui n’avait aucun rapport avec mon expérience.

Et devinez quoi ?

Dans cet état, aucune chance de trouver quoi que ce soit !

On ne s’imagine pas le pouvoir qu’à la sensation, le sentiment qu’il y a quelque chose qui ne va pas.

Même si je me forçais pour avoir un air positif, ce que je dégageais était complètement différent.

Personne n’a envie de travailler avec quelqu’un qui n’inspire pas !

Vous savez, ce sentiment qui n’est pas palpable, qui est difficile à nommer ni même à évoquer et qui fait souvent se dire « non je ne le sens pas ».

Cependant, il existe et c’est bien celui-ci qui empêche la réussite et il n’a qu’une seule origine, NOUS.

Nous, vous, le porteur de ce sentiment impalpable.

Mais où était parti tout ce que j’avais appris sur le développement personnel et le coaching, pourquoi je n’applique pas ces concepts sur moi ?

Et bien tout simplement, parce que ce n’est pas possible de s’auto coacher, on tourne en rond.

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Un beau jour, je ne sais pas pourquoi, j’ai dit que je ne voulais plus de ça, de ce sentiment négatif et d’échec.

J’ai décidé de voir les choses différemment, de me faire accompagner pour avoir d’autres visions.

Une tierce personne ne verra pas les choses comme vous et vous permettra de voir votre situation autrement et d’avoir alors de nouvelles idées.

Dans mon cas, j’ai dû voir plusieurs personnes pour me sortir de cet état.

Coach, psy, association, théâtre, rencontres non professionnelles m’ont ouvert un autre horizon.

Il m’a fallu aussi apprendre une chose primordiale : la patience.

Par moments, il vaut mieux ne rien faire que de faire n’importe quoi qui ne fait qu’aggraver la situation.

En toute circonstance, il faut être capable d’avancer pas à pas, doucement, de se réjouir de petites réussites pour que peu à peu la bonne direction, celle qui nous convient pointe le bout de son nez.

Durant ma carrière, j’ai remarqué que dans une même situation, les personnes avaient des visions différentes.

Ces perceptions ont un impact émotionnel différent d’une personne à l’autre.

J’ai donc voulu me mettre à disposition de ces personnes pour les aider à avancer.

Aujourd’hui, j’utilise toutes mes expériences et formations pour accompagner des personnes en reconversion professionnelle qui veulent se prendre en mains et tenir compte de leurs valeurs, de leur environnement, de leur compétences et expériences pour avancer vers un horizon pas toujours très clair.

J’accompagne des entrepreneurs et indépendants qui veulent se développer en respectant les Hommes et les valeurs humaines, des patrons qui vivent pour leur projet et qui veulent en faire profiter les autres sans s’engouffrer dans les tracas administratifs et financiers qui traquent chaque entrepreneur.

Je ne cherche pas à devenir important, ni même gagner beaucoup d’argent, j’ai compris que plus je voulais avoir d’argent, moins j’en avais.

Aujourd’hui, je veux juste avoir assez d’argent pour vivre et ne pas vivre pour avoir de l’argent.

Je veux pouvoir partager mon expérience et aider d’autres personnes qui vivent ce que j’ai vécu à sortir de la tourmente.

J’utilise aujourd’hui des outils qui permettent d’y voir plus clair.